Un projet original à Liège : Des Navibus pour relier Seraing à Herstal

Voici cinq ans, le promoteur Christian Binet (BMB) avait déjà pensé à créer des Navibus, des bateaux reliant Herstal à Seraing en suivant la Meuse. Des sortes d’autobus fluviaux, comme il en existe depuis dix ans à Nantes. Il a fait réaliser une étude de faisabilité par un expert et, cette fois, il revient à la charge en présentant son projet comme un complément aux moyens de transports existants, comme les bus et le futur tram…

[…] (→ Lire la suite…)(Source : La Meuse)

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Les plus belles photos de Liège : Le pont de Herstal vers Wandre, par Nathalie Van Acker

Les plus belles photos de Liège :
Le pont de Herstal vers Wandre, par Nathalie Van Acker…

Une photo de Nathalie Van Acker mise à l’honneur parmi les plus belles photos de la province de Liège. A découvrir en grand format sur https://goo.gl/sk7SSK où vous pouvez laisser vos appréciations et compliments à l’artiste…

[…] (→ Lire la suite…)(Source : Les plus belles photos de la province de Liège)

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A Liège, le Navibus a pris l’eau !

Coup d’arrêt pour le Navibus à Liège, projet de Christian Binet !

Rappelons que Christian Binet avait présenté ce projet dès 2008 et que celui-ci avait été soumis en 2010 à DN&T, spin-off de l’ULg, sous la direction de André Hage, en vue de réaliser une étude de faisabilité de ce projet de bateau-bus sur la Meuse liégeoise. Le rapport de la société DN&T avait été rendu dès mai 2011.

Le ministre Henry en charge de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité vient de confirmer devant le Parlement Wallon que le Navibus ne lui apparaît pas de manière évidente comme un mode de transport public réellement pertinent, plus efficace que le tram en l’occurrence puisqu’il ne va pas plus vite, qu’il transporte nettement moins de voyageurs, et il dessert un moins grand nombre de stations, et il n’offre pas les mêmes correspondances de multimodalité. Et vraisemblablement, il coûte plus cher.  Cela fait quand même beaucoup de difficultés et bien qu’il n’exclut rien, à ce stade, il n’a aucune démonstration que ce serait un moyen pertinent, plus efficace que les autres. Si c’était le cas, il n’aurais aucun problème à réexaminer les choses mais au stade actuel, il n’a pas d’élément en ce sens.

Le Ministre précise également que les promoteurs de ce projet a été reçue à son cabinet à l’automne 2010, alors que leur dossier en était encore au stade du concept et qu’à ce moment, ils devaient encore réalisée une étude technique plus poussée  pour concevoir avec précision le type de bateau à utiliser. L’objectif des promoteurs était de savoir dans quelles conditions la région pourrait intervenir dans les coûts d’un tel
service. La conclusion de cette réunion fut la suivante : une intervention éventuelle de la région dans les coûts d’exploitation d’une telle offre ne serait envisageable que si une réelle valeur ajoutée à l’offre actuelle en vue de répondre à des besoins de mobilité avérés était atteinte.

Pour le Ministre une intervention ne serait également envisageable que si le coût de transport par passager à charge de la région ne dépasse pas les coûts actuels du transport par bus. Sinon, cela n’aurait pas beaucoup de sens. Il ne serait pas responsable de financer une offre qui, dans une enveloppe donnée, diminuerait globalement le volume et la qualité du service de transport en commun. La base de comparaison qui leur a été communiquée est le coût moyen actuel du kilomètre
parcouru en autobus.

L’analyse des éléments évoqués dans la presse par les promoteurs en les comparant à l’offre de bus ou à l’offre de tram présente un intérêt limité sous l’angle d’une offre de transport public. Le Navibus n’offre pas les mêmes atouts de multimodalité ou de simple correspondance avec le réseau bus et rail que le tram. D’autre part concernant les aspects financiers et budgétaires, les promoteurs de ce projet se font fort de fournir les Navibus, mais ils comptent sur les pouvoirs publics pour équiper les stations à construire en rives de Meuse, et pour subventionner ce mode de transport comme un mode de transport public.

Et le Ministre de conclure : « En conclusion, le Navibus ne m’apparaît pas de manière évidente comme un mode de transport public réellement pertinent, plus efficace que le tram en l’occurrence puisqu’il ne va pas plus vite, qu’il transporte nettement moins de
voyageurs, et il dessert un moins grand nombre de stations, et il n’offre pas les mêmes correspondances de multimodalité. Et vraisemblablement, il coûte plus cher. Cela fait quand même beaucoup de difficultés. »

Le Navibus est donc renvoyé dans la spirale des projets qui tombent à l’eau…